Cette fois ce n’est pas en raison de problème technique que la date de mise en service du CEVA risque d’être reportée, c’est en raison des mécontentements de riverains. Le dépôt de quatre nouvelles oppositions déposées récemment, en raison des risques des vibrations et perturbations sonores, laisse songeur.

La comparaison avec l’installation du métro à Lausanne qui s’est fait sans grand heurt, illustre bien selon le journaliste et chroniqueur Marc Moulin de la Tribune de Genève, une certaine mauvaise humeur ou mauvaise foi bien genevoise.

On a trop souvent attribué au CEVA la cause de tous les maux : le bruit, la dévalorisation des terrains ou son contraire, l’importation de « malfrats étrangers ». Porteur de beaucoup de fantasme, il alimente encore les débats alors que l’avancement global du projet a atteint les 74 %.