Bons, le 6 avril 2017

 
Monsieur le Directeur,

L’association ALPRAIL (association lémanique pour la promotion du rail) a été informée par le comité de l’association RER Sud-Léman de l’existence d’un projet d’utilisation du tunnel de Meillerie pour y faire passer un chemin pour piétons et cyclistes durant les travaux visant à sécuriser la route départementale RD 1005. Le Conseil Départemental de la Haute-Savoie a formulé une demande en ce sens auprès de SNCF Réseau afin d’évaluer les travaux pour sécuriser et rendre ce tunnel de Meillerie provisoirement praticable aux piétons et cyclistes.

Nous savons évidement que ce genre d’initiative peut pénaliser le projet de réouverture de la ligne ferroviaire Evian -St-Gingolph, ceci alors que l’étude d’avant-projet a débuté pour être conclu en 2019. Permettre un autre usage que du ferroviaire sur cette ligne, fermée au trafic mais figurant encore à l’inventaire des lignes SNCF Réseau, serait totalement inadéquat. Cette ligne reste toujours protégée par des conventions internationales empêchant ce genre d’affectation. Par conséquent, l’association ALPRAIL s’oppose totalement à ce projet.

Nous sommes d’autant plus surpris que le Conseil Départemental de la Haute Savoie s’est prononcé en faveur de la reprise du trafic ferroviaire. Le projet initial de piste cyclable avait été abandonné notamment à cause des tunnels et des problèmes de sécurité y relatif. Le tracé officiel de la véloroute du Sud-Léman, tel qu’étudié par le Conseil Départemental, ne passe d’ailleurs pas par la voie ferrée. La vice-présidente de la Communauté de Communes chargée des transports et maire de Saint-Gingolph n’est pas du tout favorable à ce que cette véloroute du Sud-Léman utilise l’infrastructure de la voie ferrée. C’est elle qui est chargée des études de tracé sur le territoire de la Communauté de Communes. Il existe déjà une autre alternative pour une piste piétonne et cyclable provisoire. Il s’agit du chemin des Bacounis, ancien chemin de halage situé au bord du lac. Cette solution avait été mise en place lors des précédents éboulements affectant la route départementale.

Nous demandons que SNCF Réseau, propriétaire de cette infrastructure ferroviaire, n’entre aucunement en matière dans cette demande, aussi provisoire soit elle. Elle ne ferait que nourrir  l’espoir des opposants au projet de voir transformer définitivement la ligne ferroviaire en piste cyclable. Nous vous prions de bien mettre en avant les conventions internationales qui garantissent le maintien de la plateforme et interdisent une quelconque autre utilisation de celle-ci. Par conséquent, nous  vous remercions de renoncer à ce projet.

Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur, nos salutations distinguées.

 

Jean-Paul Roch – Patrice Plojoux

Co-Présidents

 

 

 

 

Cc : Monsieur Nicolas Rubin ; Mme Josiane Lei ; Etat du Valais (dpt transports)