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Fin de trois passages à niveau dangereux !

L’arrivée du Léman -Express entraîne la création de ponts et de passages sous les voies ferrées sur l’axe Annemasse, Roche sur Foron et Aix- les-bains, Annemasse.

Trois passages à niveau dangereux (PN90, PN91 et 93) situés sur les communes de Reignier-Esery et Etrembières sont voués à disparaître.

Un pont-rail permettra le passage sous la voie ferrée, et un pont-route à Etrembières PN 93 passer pardessus. Les travaux, financés en partie par le département de Haute-Savoie comportent aussi la réalisation d’un rond-point (RD2 et RD302).

L’opération se fera sous la maîtrise de SNCF Réseau.

Une enquête publique est ouverte jusqu’au 28 février dans les mairies.

La suppression de ces trois passages à niveau est prévue dans le cadre du programme Ceva.  Parallèlement, des travaux de modernisation sur la ligne Annemasse-La Roche-sur-Foron sont en cours pour répondre à une augmentation des voyages sur cette portion.

 

(Le Messager Genevois, jeudi 26 janvier 2017 par Stéphane Grosjean)

Une ancienne cave à fromages devient l’accès à la future halte du CEVA à Champel !

En bon état, ce tunnel, abandonné en 1958, facilitera la percée du tunnel piétonnier prévu entre le plateau de Champel et le quartier de La Roseraie comme le relève Marc Moulin dans un article de la Tribune de Genève. L’ancienne cave à fromage souterraine se situe au bas de l’avenue de Beau-Séjour. Il ne manque que 170 m! Le forage présente cependant quelques risques : une poche a déversé en novembre dernier,  une quarantaine de mètre cubes de sable. Les travaux, interrompus reprendront en février.

Le tunnel sera équipé de tapis roulants. Et il y aura de l’espace pour marcher. La fin des travaux est prévue pour fin 2018.

coût du chantier : 15 millions de francs suisses.

L’origine de ce tunnel est mystérieuse.

La Confédération mise sur deux variantes pour aménager le réseau ferroviaire

Le trafic ferroviaire ne cesse de s’intensifier. Le Conseil fédéral a proposé deux types d’investissements pour y faire face comme le relève le site RTS infos.

On prévoyait une augmentation du trafic de 50 % entre 2010 et 2040. Devant cette réalité,  la Confédération envisage deux solutions: un investissement de 7 milliards de francs suisses pour désengorger le trafic pour les voyageurs et améliorer le trafic des transports, horizon 2030. Et l’alternative, 12 milliards de francs suisses pour des aménagements supplémentaires urgents, horizon 2035. Les projets concrets seront présentés fin 2017. Le Parlement a chargé le gouvernement de lui présenter la deuxième étape d’ici à 2018.

Gare des Eaux-Vives, une désolation pour les nostalgiques ?

La gare des Eaux vives destinée à disparaître : c’est   perdre du même coup une partie du patrimoine ferroviaire genevois, chargé de souvenirs.  La gare de Chêne-bourg a pu échapper à la destruction sera-ce le cas  pour l’ ancienne « station des Vollandes » ?

En décembre dernier l’Association Patrimoine Vivant, a lancé une pétition, celle de « la dernière chance » pour sauver un emblème du Heimaststil.  Mais le bâtiment, en bois, qui date de 1888 a été jugé trop vétuste. Il était d’ailleurs dès son origine, destiné à être provisoire. Il est actuellement recouvert d’une bâche. L’édifice n’a pas obtenu de place dans le projet urbanistique O’Vives qui se déploiera autour de la nouvelle halte du CEVA comme le précise Marc Moulin dans un article de la Tribune de Genève et Stéphanie de Roguin dans Le Courrier.

Les travaux de second œuvre du CEVA ont débuté en janvier à Carouge-Bachet

L’enveloppe en béton de l’ouvrage qui sera la halte Carouge Bachet sont pratiquement achevés selon le site ceva.ch. La charpente métallique et les modules de briques en verre vont s’ériger d’abord du côté du Stade de Genève avant le côté qui fait face aux bâtiments des TPG. Les modules de briques de verre constituent la « signature » du projet architectural de Jean Nouvel et qui date de 2004. Les équipements ferroviaires seront montés au fur et à mesure en 2017  ainsi que les aménagements en surface (espace public).

CFF Cargo prépare le premier « wagon du futur ».

Un nouveau type de wagon sera présenté le 24 janvier au public. Ses caractéristiques : moins bruyant, plus léger et plus performant. On l’appelle aussi « train 5L», car les cinq grandes améliorations qu’il apporte commencent par la lettre «L» en allemand: «leise» (silencieux), «leicht» (léger), «laufstark» (performant), «logistikfähig» (adapté aux exigences logistiques) et «life-cycle-kostenorientiert» (orienté sur le coût du cycle de vie).

La phase de test débutera à la mi-2017 avec 16 wagons et s’étendra sur quatre ans.

CFF Cargo travaille déjà sur plusieurs projets d’automatisation du trafic marchandises.

CFF Cargo blog

La concurrence entre train et bus se précise

L’entreprise Domo Reisen a déposé une demande de concession à l’Office fédéral des transports (OFT) pour desservir une ligne St Gall, Genève.  Elle envisage même un car par jour entre Bâle et Brigue en passant par Vevey. L’OFT ne s’est pas encore prononcé.

Un billet entre Zurich et Berne reviendrait à douze francs suisses, et entre Zurich et Bâle neuf francs suisses ! Sérieuse concurrence par rapport aux prix CFF ! L’OFT doit d’ailleurs examiner si l’abonnement général et l’abonnement demi-tarif serait une des conditions préalables.

Monsieur Patrick Angehrn, cadre chez Domo Reisen espère le démarrage de ces lignes pour 2017. Les véhicules ne sont pas encore commandés, ils devront être adaptés au transport des personnes handicapées.

RTS info

Remue-ménage au sein du SEV Syndicat du personnel des transports

La Commission des transports et des télécommunications du Conseil national suisse (CTT-CN) envisage l’externalisation de CFF Cargo pour augmenter la concurrence dans le trafic des marchandises. Le SEV s’y oppose fermement, d’autant plus que le CCT- CN entrevoit la création d’un holding. Selon les syndicats, la séparation de l’exploitation et de l’infrastructure qu’elle implique, est inappropriée au système ferroviaire suisse. Selon Daniela Lehmann, coordinatrice de la politique des transports au SEV, la concurrence existe déjà et il faudrait en fait, plus de collaboration. Le Conseil fédéral doit encore se prononcer sur le développement de CFF Cargo SA.

Etat des lieux de la mobilité autour de Genève

Etat des lieux de la mobilité autour de Genève

Il est plus que jamais nécessaire de repenser la cohérence du réseau de mobilité de la région franco-genevoise. Le lien entre les projets ferroviaires et les  Le nombre de voitures venant de France vers Genève, risque encore de croître. Différentes raisons y contribuent, non seulement l’attrait pour les emplois, pour les activités économiques drainent une population à Genève mais aussi la pénurie et la cherté des logements provoquent l’exode  de Genevois vers les régions frontalières.  Cela représente « 300 000 déplacements quotidiens en voiture supplémentaires et 79 000 voitures de plus sur le territoire ». Le développement de lignes de bus, tels les BHNS (Bus à haut niveau de service) représente le complément indispensable aux lignes ferroviaires et demanderont un effort important d’investissement.

Toujours plus de voitures.

Dans un article paru le 12 janvier dans la Tribune de Genève signé par Marie Prieur, on peut lire :

« …on sait que dans l 12 janvier e Genevois français l’usage des transports individuels motorisés représente 67%, contre 6% pour les transports collectifs…on découvre que, sur ce même territoire, 15 nouvelles voitures sont mises en circulation chaque jour! Dans son schéma métropolitain de mobilité, l’ARC (qui réunit les collectivités françaises entourant Genève) relève encore que 42% des flux domicile travail se font vers la Suisse (sachant que 50% de ces flux sont internes au Genevois français) ».

Une des conséquences : un  taux de pollution en augmentation.

 «  Si rien ne change, la situation promet de devenir irrespirable. En effet, en se basant sur les hypothèses de croissance démographique dans le bassin lémanique, les analystes estiment qu’«à l’horizon 2030, on compterait 120 000 habitants de plus, ce qui correspond à environ 450 000 déplacements supplémentaires, sur un total de 1,5 million aujourd’hui. Si les pratiques actuelles sont conservées, cela signifie: 300 000 déplacements quotidiens en voiture supplémentaires et 79 000 voitures de plus sur le territoire.»

Dès le 30 janvier, débutera le chantier de la ligne  vers Saint Julien.

« …Le développement des infrastructures de transports s’est imposé dans les politiques d’aménagement du territoire. D’où l’omniprésence par exemple des mesures dites de mobilité dans les projets d’agglomération successifs (soit 416 sur 554 mesures au total), notamment au sein du numéro 3 signé en décembre. Parmi les projets débordant par-delà la frontière, on retrouve les extensions des lignes de trams en direction de Saint-Julien, Saint-Genis et Annemasse, dont le chantier débute le 30 janvier. L’objectif, comme le rappelle Gabriel Doublet, vice-président de l’ARC, est de «permettre aux habitants de pouvoir bénéficier de moyens de transport efficaces et d’alternatives crédibles à la voiture».  (Tribune de Genève 12.01.2016)

 BHNS : un investissement important pour le Genevois français.

« En tout, d’ici cinq à dix ans, dans le Genevois français, près d’un milliard d’euros  seront investis dans les transports. Jean Denais, président de l’ARC, résume la philosophie générale fondée sur «la valorisation du Léman express avec les différents pôles d’échanges multimodaux (soit 10 côté français); les extensions de lignes de tram; le déploiement des bus à haut niveau de service (BHNS) et le développement des modes doux.» (Tribune de Genève  12.01.2016).

La Confédération assure un soutien financier de plus de 16 millions d’euros.

« Le BHNS Genève-Sciez permettra un gain de temps de quinze minutes sur ce trajet. Côté Ain, on mise aussi sur un BHNS, celui qui assurera la liaison Cornavin-Ferney-Gex. Il s’agit de procéder à des aménagements sur 10 km entre la douane de Ferney et Gex, en passant par Ornex, Segny et Cessy. «Cet axe est actuellement desservi par la ligne F qui subit, à défaut de site propre, une congestion routière croissante durant les heures de pointe», précise le département. Pour son président, Damien Abad, c’est la priorité. «Je veux que l’on délivre quelque chose au cours de notre mandat», insiste-t-il, rappelant que Berne apporte son soutien financier au projet avec une subvention de 16,29 millions d’euros sur les 42 millions nécessaires ». (Tribune de Genève 12.01.2016).

Le désenclavement du Chablais.

Selon la Tribune de Genève (12.01.2016), Christan Monteil, président du Conseil général puis départemental de la Haute-Savoie,  a déclaré :«le projet la 2×2 voies entre Machilly et Thonon entre dans la phase de mise à l’enquête au 2e semestre de 2017» Cela représentera deux ans de travaux.

Outre ces mesures, le projet d’échangeur à Viry, mené par le concessionnaire Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) en partenariat avec le Conseil départemental de la Haute-Savoie est prévu à l’horizon 2019 au plus tôt.

La boîte à outil, selon la Tribune de Genève :

Le CEVA inclut côté français les 2,5 km de voies ferrées et la restructuration des gares d’Annemasse et du Genevois. Pour un budget de 234 millions d’euros (251 millions de francs).

Les pôles d’échanges multimodaux, au nombre de 10 sur le périmètre de l’ARC. Soit 73 millions d’euros investis.

La 2×2 voies du Chablais haut-savoyard, soit les 16,5 km manquants, entre Machilly et Thonon. Le coût est évalué à 200 millions d’euros.

L’ échangeur de Viry, pour 12 millions.

Le passage au payant du contournement de Genève entre Saint-Julien et Annemasse est en suspens.

25 parkings relais supplémentaires soit 3600 places de plus sur le territoire de l’ARC. Le montant atteint 10 millions.

Des voies vertes, liées aux gares, dont les travaux se chiffrent à 16 millions. M.P. (TDG)

Les innovations liées au Léman Express entre Annemasse et Genève

Dans Le Monde du 12 décembre 2016, un article signé Colette Sabarly souligne tous les efforts qu’il faudra encore entreprendre pour que le Léman Express soit une réussite non seulement sur le plan technique mais aussi sur le mode de vie de près d’un million d’habitants. Ainsi il est prévu un écoquartier de 162 000 m2 de constructions qui fera le lien entre Ambilly, Ville-la-Grand et Annemasse.