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La Ville de Genève doit dépenser 120 millions pour la gare

Les conseillers municipaux de la Ville de Genève se prononceront prochainement sur un crédit de 120 millions de francs, nécessaire à l’extension souterraine de la gare Cornavin. Le projet vient d’être déposé par le Conseil administratif, comme le rapporte la Tribune de Genève. Cette somme complètera les parts cantonales (425 millions) et fédérales (1,1 milliard), pour un projet énorme, dont le coût total est estimé à 1,67 milliard de francs.

Si la somme payée par la municipalité est conséquente, l’exécutif se veut toutefois rassurant. Elle sera en partie remboursée, à l’avenir par les CFF, car une extension souterraine permettra d’économiser le coût des travaux pour réaliser des sauts-de-mouton. Des ouvrages coûteux, qui doivent permettre de faire croiser deux trains, et qui ne sont pas nécessaires si un tunnel est creusé sous la gare. La réalisation d’un premier saut-de-mouton avait par exemple été évalué à 380 millions de francs.

Cette perspective convaincra-t-elle les élus d’avaliser le crédit, et de ne pas couler le projet dès la première étape? Les débats promettent d’être intéressants.

L’arrêt Bellegarde rétabli entre Genève et Paris

Après avoir supprimé, en décembre dernier, la halte de Bellegarde pour le TGV entre Paris et Genève, en matinée (9h11 – 12h16), la compagnie Lyria a fait machine arrière, comme l’a annoncé la Tribune de Genève. Il s’agissait d’une demande de l’Association Rail Dauphiné Savoie Léman (ARDSL), qui a finalement obtenu gain de cause.

La compagnie ferroviaire française avait justifié cette suppression, en décembre, par la nécessité de faire descendre la durée totale du trajet en dessous de 3h (2h58). Mais l’ARDSL rétorquait que la ligne Paris-Genève était en grande partie utilisée par des passagers montant à Bellegarde. Ce choix était donc qualifié de “non-sens économique”.

Les frontaliers fustigent les retards des trains

Entre la France et Genève, les retards des trains sont fréquents. Le Groupement transfrontalier européen (GTE) souhaite alerter les autorités régionales françaises, ainsi que les directions des CFF et de la SNCF. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par l’hebdomadaire français Le Point, relayée par la Tribune de Genève.

A la gare de Bellegarde, les usagers du rails fustigent les trains qui n’arrivent pas, en provenance de Grenoble ou Chambéry. A tel point que le covoiturage est de plus en plus privilégié. Pour Fabrice Radigeon, vice-président du GTE, il y a un réel «besoin de densifier les navettes entre Bellegarde et Genève». Son association interpellera prochainement la Région Rhône-Alpes. Les lignes desservies par les Regio express des CFF sont souvent plus fiables que celles des TER français, mais leur trajet est huit minutes plus long.

CEVA: Genève attaque Genève en justice

Information insolite sur le chantier du CEVA: deux services de l’Etat de Genève, les deux chapeautés par le Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA), sont en conflit devant la justice, comme l’a révélé la Tribune de Genève.

Le Gesdec (géologie, sols et déchets) a en effet recouru contre une décision de la direction générale du Génie civil, qui conduit la majeure partie des travaux du CEVA. Une parcelle à Chêne-Bourg est au coeur du litige entre les deux administrations cantonales. Pollué, ce terrain forcerait l’Etat à construire une tranchée drainante, à côté du tunnel ferroviaire, afin de ne pas étendre les eaux polluées aux alentours, selon le Gesdec. Or, les constructeurs du CEVA estiment que ces travaux ne sont pas nécessaires. Le Tribunal administratif de première instance devra arbitrer ce conflit.

425 millions pour la gare Cornavin

Le Conseil d’Etat genevois soumettra au Grand Conseil la facture pour l’extension souterraine de la gare Cornavin. Et la part financée par le canton est salée: pas moins de 425,28 millions de francs seront nécessaires, comme le rapporte la RTS. L’ensemble du chantier coûtera 1,65 milliards de francs. La Confédération injecte plus d’un milliard de francs, tandis que la Ville de Genève devra assumer 111 millions de francs.

“Il s’agit du plus important projet de loi de la législature en termes d’investissement”, a indiqué le président du Conseil d’Etat François Longchamp. Mais le gouvernement est confiant. Selon lui, le parlement devrait avaliser ce crédit. Le ministre des Transports Luc Barthassat le voit davantage comme une avance. En effet, des dépenses futures pourraient certainement être évitées grâce à l’onéreuse extension souterraine. Les sommes investies prochainement par le canton pourrait lui être ensuite restituées, estime M. Barthassat.

L’extension de la gare doit répondre à la demande en transport ferroviaire de 2030. La région genevoise disposera en effet dès 2019 de son RER (Léman Express), qui portera Cornavin à sa capacité maximum, indique la RTS.

Transports: payer ce que l’on consomme

Les usagers des transports suisses pourraient bientôt payer pour se déplacer, qu’ils le fassent en train ou en voiture. C’est le sens d’une réforme en préparation par la Confédération, qui vise à créer les bases légales,  pour pouvoir notamment mettre des péages urbains en service, comme l’a révélé NZZ am Sonntag, repris par 20 Minutes. Aujourd’hui, le transport individuel par la route est gratuit, selon la Constitution suisse. Cela pourrait changer.

Certaines grandes villes suisses comme Genève, Zurich ou Berme ont déjà manifesté leur intérêt. L’instauration d’un tel principe permettrait de limiter le nombre de voitures en circulation, et de privilégier l’usage des trains, notamment durant les heures moins fréquentées.