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Un responsable des TL pour piloter le Léman Express

On sait désormais qui pilotera la mise en route du projet Léman Express. Le vaudois Daniel Leuba, ancien responsable de l’unité LEB aux Transports publics lausannois, a été choisi, comme l’indique la Tribune de Genève.

“Daniel Leuba dirigera une équipe d’une quarantaine de personnes chargée de mener à bien ce projet impliquant deux compagnies (CFF et SNCF) et s’étendant sur deux pays (CH et F) et deux cantons (VD et GE). Il pilotera également la construction de 44 trains et la mise en service du CEVA, nouvelle liaison ferroviaire reliant la gare genevoise de Cornavin à la ville française d’Annemasse en passant par le quartier des Eaux-Vives”, précise la Tribune de Genève.

CEVA: les chauffeurs changeront à la frontière

Les opérateurs du futur réseau transfrontalier viennent de prendre cette décision: les chauffeurs des trains du futur CEVA changeront à la frontière, comme l’a révélé le Matin Dimanche. Des conducteur suisses seront à la manoeuvre côté helvétique, et inversement. Les changements s’effectueront à Annemasse et prendront 15 minutes.

Si des débrayages avait lieu côté hexagonal, les rames du Léman Express effectuerait leur terminus à Annemasse, plutôt que de poursuivre jusqu’aux autres haltes françaises. Si certains politiciens s’inquiètent des retards éventuels que pourraient occasionner un tel fonctionnement, les CFF assure qu’il n’y aura aucun problème. La plupart des trains transfrontaliers, vers Milan ou Paris par exemple, fonctionnent de la sorte.

Les Suisses utilisent le plus le train

Une étude statistique effectuée par le Service d’information pour les transports publics (LITRA) dévoile que les Suisses sont les champions d’Europe de l’utilisation du rail, comme le rapporte le Temps.

“Les clients des transports publics se sont déplacés en moyenne 59 fois en train en 2015, parcourant 2277 kilomètres. Des chiffres records en comparaison européenne et mondiale”, écrit le quotidien genevois. Le Japon, l’Autriche et la France suivent dans ce classement, au niveau du nombre moyen de kilomètres parcourus en train.

Les gares du CEVA prennent forme

Vendredi, les responsable du chantier du CEVA ont informé la presse de l’avancée des travaux dans toutes les futures haltes du réseau ferroviaire régional. Le calendrier devrait être tenu. C’était également l’occasion de pouvoir découvrir le visage de ces arrêts, avec la pose des premières briques de verre sur le site des Eaux-Vives (étendu sur 320 mètres de long), comme l’a montré la Tribune de Genève.

“Ces pièces rectangulaires, de 5,40 m sur 2,70 m, constituent le leitmotiv architectural que l’on retrouvera dans toutes les stations”, écrit la Tribune. Par souci d’économie, le nombre de ces briques de verre a été réduit de 10% sur l’ensemble du réseau. La gare en surface de Lancy-Pont-Ronge, par exemple, a subi une réduction massive. Ces briques doivent permettre de faire entrer la lumières, même dans les stations souterraines, afin de ne pas donner l’impression aux usagers “d’être dans une caverne”.

La cadence au quart d’heure attendra six mois

Prévue pour décembre 2017, la cadence au quart d’heure sur la ligne Coppet – Genève – Lancy-Pont-Rouge est retardée de six mois. La raison? Des contretemps dans la construction de l’îlot de croisement à Chambésy. Certains terrains demeurent difficiles à acquérir.

Pour davantage d’informations, voici le communiqué des CFF:

Ligne régionale Coppet – Genève – Lancy-Pont-Rouge: La cadence au quart d’heure devra attendre juin 2018

Le démarrage de la construction de l’îlot de croisement de Chambésy, nécessaire à l’introduction de la cadence au quart d’heure sur la ligne du futur Léman Express Coppet – Genève – Lancy-Pont-Rouge, a été décalé de six mois en raison de la difficulté à acquérir certains terrains. Ce report s’est répercuté sur le chantier. Les CFF ont cherché des solutions d’optimisation de la planification pour compenser ce retard mais n’ont pas obtenu les résultats escomptés.

Les travaux nécessaires à l’introduction de la cadence au quart d’heure sur la ligne Coppet – Genève – Lancy-Pont-Rouge ont démarré dans les gares de Mies en 2015 et Chambésy en 2016. Ils auraient dû commencer simultanément dans chaque commune mais, en raison de difficultés liées à l’acquisition de terrains, les aména-gements ont été retardés de six mois à Chambésy. En début d’année, les CFF ont lancé une étude visant à réduire la durée des travaux afin de rattraper tout ou partie de ce retard. Cependant le cumul des chantiers sur la ligne Genève – Lausanne ainsi que l’acheminement quotidien de 50 000 voyageurs n’ont pas permis de trouver une solution raisonnable en termes de coûts et de sécurité. En conséquence, le planning initial a été décalé de six mois. Raison pour laquelle, les chantiers se termineront au printemps 2018 au lieu de fin 2017 comme initialement prévu.

Les partenaires de Léman 2030 (les cantons de Vaud et de Genève, l’OFT et les CFF) ont pris acte de ces difficultés et se sont accordés sur le report de la mise en service. Il s’ensuit que le renforcement de l’offre, avec aux heures de pointe quatre trains par heure et par sens entre Coppet et Lancy – Pont-Rouge, prévu en décembre 2017 ne sera possible qu’en juin 2018. Dès fin 2018, la cadence au quart d’heure sera étendue à toute la journée. Actuellement, deux trains desservent chaque heure ce tronçon.

Pour rappel, les chantiers de Mies et Chambésy, qui font partie du programme Léman 2030, consistent à construire un nouveau quai d’une longueur de 220 mètres et une voie supplémentaire dans les deux gares. Des accès avec rampes et passages inférieurs seront aménagés, pour un accès adapté aux personnes à mobilité réduite. Les quais disposeront d’abris, de marquises et d’un équipement moderne. Au total, les travaux dureront un peu plus de deux ans. Les coûts se montent à environ 115 millions de francs, financés par le canton de Vaud, le canton de Genève et la Confédération.

Léman 2030
A l’horizon 2030, le nombre de passagers circulant entre Lausanne et Genève doublera, pour atteindre 100 000 personnes par jour. Le programme Léman 2030 – le plus grand projet ferroviaire des dix prochaines années – vise à doubler à la fois la capacité de cet axe et les cadences du trafic régional.

Léman Express
Dès décembre 2019, le Léman Express reliera 45 gares sur plus de 230 km de lignes transfrontalières. La ligne Coppet – Genève – Lancy-Pont-Rouge sera prolon-gée jusqu’à Annemasse et au-delà, grâce à la nouvelle infrastructure CEVA.

Annemasse se développe autour de sa gare CEVA

Vendredi 8 juillet, Annemasse a présenté le nouveau quartier qui accompagnera la mise en service de la nouvelle gare CEVA de l’agglomération à l’horizon 2019. «C’est un nouveau  grand quartier du Grand Genève qui se dessine. Son aménagement s’inscrit dans une vision transfrontalière», a déclaré Christian  Dupessey,  président d’Annemasse Agglo, relayé par la Tribune de Genève. Actuellement, la gare d’Annemasse accueille 300’000 passagers par année. Ce chiffre passera à 4 millions en 2020. 

L’aménagement de ce futur écoquartier, grand de 19 hectares, sera assuré par le groupe Bouygues immobilier. 55% des surfaces des futurs immeubles seront consacrés au logement, soit 2000 à 3000 habitants en plus. Le reste sera consacré aux activités économiques.

Le train pour desservir les nouveaux quartiers genevois

Le Conseil d’Etat a dévoilé ses plans afin de pouvoir desservir les populations qui viendront habiter les nouveaux quartiers genevois, relève la Tribune de Genève. L’Etat envisage des prolongations de lignes de tram, ou même l’installation de télécabines entre les Cherpines et l’aéroport. Il envisage également de créer deux nouvelles lignes ferroviaires, reliées au futur réseau du Léman Express.

Ainsi, pour relier les quartiers de Bernex Est et des Cherpines au réseau de transports publics, le gouvernement envisage, à l’horizon 2035, la construction d’une ligne ferroviaire qui partirait de la gare de Lancy Pont-Rouge. Elle compléterait l’offre des trams 14 et 15 qui seront aussi prolongés jusqu’à ces quartiers.

La deuxième ligne ferroviaire planifiée n’est pas une nouveauté. Il s’agit de la raquette partant de Cornavin pour arriver jusqu’à Zimeysa, en passant par les Nations, l’aéroport, et Meyrin.

Les pendulaires paieront plus cher aux heures de pointe

Le Conseil fédéral prévoit de taxer les pendulaires qui empruntent la voiture ou les trains durant les heures de pointe, comme le rapporte la RTS. Le Département des transports est chargé d’élaborer un projet. Ce dernier devrait permettre de mieux utiliser les infrastructures existantes. Le trafic ferroviaire en Suisse devrait en effet considérablement augmenter d’ici 2030, mais le flux des voyageurs est mal réparti. En journée, les heures sont plutôt creuses. Ce qui n’est pas le cas du matin ou du soir.

Pour l’heure, trois cantons ont manifesté leur intérêt afin de tester ce projet. Il s’agit de Genève, le Tessin et Zoug.

Un surcoût de 51 millions pour le CEVA

Plus de 60% du parcours ont déjà été parcourus. Mais il reste encore un peu de chemin pour le chantier du siècle à Genève, celui du CEVA. Les responsable de cette future ligne ferroviaire transfrontalière viennent toutefois d’annoncer un surcoût certain d’au moins 51 millions de francs par rapport à ce qui avait été annoncé en 2008. Le coût des travaux s’élève désormais à 1,618 milliard de francs, relaye la RTS. La date de mise en service est toutefois maintenue à décembre 2019. De nouveaux dépassements ne sont toutefois pas à exclure, même si les responsables du chantier assurent que les coûts sont maitrisés.

Les usagers du rails demandent un meilleur réseau

Les associations des usagers du rail de Genève, du Pays de Gex et de Haute-Savoie s’unissent pour demander aux autorités, françaises ou suisses, de développer le réseau ferroviaire dans la région lémanique, comme le rapporte la Tribune de Genève. “L’union fait la force”, estime ces associations.

La ligne du pied du Jura (entre Bellegarde et Divonne), la ligne du Tonkin, la gare des Eaux-Vives, ou encore le retour des trains régionaux sur la ligne des Carpates, etc. Autant de sujet qui rassemblent les usagers de ces différentes régions. La bataille s’annonce longue pour ces associations, qui voient la mise en service du Léman Express comme une étape, qui ne réglera toutefois pas tous les problèmes de transports du Grand Genève.